Comptes Rendus

[in progress] Dendrimers: An Update on their Properties
[[en cours] Dendrimères : un point sur leurs propriétés]

Pour citer ce numéro:
 Anne-Marie Caminade (éd.). [in progress] Dendrimers: An Update on their Properties. Comptes Rendus. Chimie, Volume 29 (2026). doi: 10.5802/crchim.sp.10

[traduit de l'anglais]

Les dendrimères sont des macromolécules hyperramifiées, synthétisées étape par étape par la répétition de réactions quantitatives à partir d'un noyau multifonctionnel, pour donner des structures globalement sphériques, également appelées « arbres moléculaires ». Les dendrimères appartiennent à la fois au monde des polymères, car ils sont constitués d'unités répétitives, et au monde des macromolécules, ainsi qu'au nanomonde en raison de leur taille nanométrique. En raison de leur structure hyperramifiée, les dendrimères possèdent un grand nombre de fonctions chimiques facilement accessibles puisqu’elles sont situées en surface, et peuvent donc être facilement modifiées pour conférer au dendrimère les propriétés souhaitées.

Les premières recherches se sont concentrées sur la synthèse et ont permis de développer des méthodes pour obtenir des dendrimères, dont les plus connues sont le PAMAM (polyamidoamine), le PPI (polypropylèneimine), le P-Lys (poly-L-lysine), le CSi (polycarbosilane), le PPH (polyphosphorhydrazone) et le PBE (polybenzyléther), ce dernier ayant principalement permis la synthèse de dendrons, qui s’apparentent à une branche d’un dendrimère.

Les recherches actuelles se concentrent sur les applications des dendrimères (et des dendrons), qui sont nombreuses. On peut citer par exemple les applications dans le domaine de la catalyse, en particulier avec la récupération et la réutilisation de catalyseurs dendritiques, ou les matériaux dont la surface est modifiée à l'échelle nanométrique, par exemple pour en faire des capteurs, ou encore l'intégration de dendrimères dans des matériaux afin d'en modifier les propriétés. Mais la plupart des recherches actuelles concernent le domaine de la santé, avec des travaux sur les cancers, les maladies infectieuses, les maladies inflammatoires, etc., même si l’on ne compte pour l’instant que quelques essais cliniques impliquant des dendrimères.

Ce numéro spécial se concentre sur les avancées récentes dans le domaine des dendrimères, principalement sous la forme d’un compte rendu des travaux de groupes actifs dans ce domaine, présentés par leurs auteurs.

Pour ce numéro spécial de 2025, je tiens à remercier Janine Cossy et Pierre Braunstein d'avoir accepté avec enthousiasme ma proposition, ainsi que Julien Desmarets pour son aide et ses conseils dans sa réalisation. Merci également à tous les auteurs et coauteurs d’avoir accepté de participer à ce numéro spécial, en espérant qu’il sera une source d’inspiration pour ses lecteurs.

Anne-Marie Caminade
Laboratoire de chimie de coordination (LCC) Toulouse