[translated from the English]
Les femmes scientifiques mènent des recherches révolutionnaires à travers le monde. Mais malgré leur implication, leur dévouement à la recherche et leurs découvertes, les femmes ne représentent encore qu'environ 33 % des chercheurs, et moins de 4 % des prix Nobel scientifiques ont été décernés à des femmes. En outre, seuls 11 % des postes de recherche de haut niveau sont occupés par des femmes en Europe. Leur travail est rarement reconnu à sa juste valeur.
Cependant, différentes institutions et organisations se battent pour encourager les femmes à embrasser une carrière scientifique, pour reconnaître leurs mérites dans le domaine des sciences (IUPAC, L'Oréal, UNESCO, ONU, etc.) et pour défendre la cause des femmes dans le domaine scientifique. Nous pouvons citer Audrey Azoulay, directrice générale de l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, qui a déclaré : « En faisant progresser la cause des femmes, nous pouvons faire avancer la science ».
Si, en 2026, nous avons encore besoin de prix spéciaux pour aider à autonomiser davantage de femmes scientifiques et reconnaître l'excellence scientifique des femmes, cela signifie que nous avons encore beaucoup de travail à faire pour atteindre l'égalité des sexes et encourager les jeunes filles à poursuivre une carrière scientifique. Les femmes scientifiques doivent encore se battre pour être jugées uniquement sur le mérite de leurs découvertes et le potentiel de leur travail à changer le monde.
Dans ce contexte, le comité de rédaction des Compte Rendus Chimie de l'Académie des sciences a décidé de publier des numéros spéciaux afin de mettre en avant les réalisations scientifiques des femmes chimistes en France dans différents domaines de la chimie et d'encourager les jeunes générations à poursuivre une carrière dans ce domaine. « Les femmes chimistes en France en 2026 » est le troisième numéro et rassemble 12 contributions exceptionnelles dans différents domaines de la chimie.
Pour ce numéro spécial de 2026, je tiens à remercier P. Braunstein d'avoir accepté avec enthousiasme mes propositions, ainsi que Justine Fabre et Julien Desmarets pour leur aide et leurs conseils dans la réalisation de ce numéro spécial. Merci également à tous les auteurs et coauteurs pour leur volonté de participer à cette aventure. J'espère que ce numéro spécial sera une source d'inspiration pour les lecteurs et qu'il débouchera sur de nouvelles collaborations.
Janine Cossy
ESPCI Paris
[Une haute spécificité est déterminante pour des chélateurs du cuivre en tant que futurs agents thérapeutiques (maladies d’Alzheimer, de Wilson, et à cellules cancéreuses)]
[La 2-désoxystreptamine en tant que plateforme pour concevoir de nouveaux inhibiteurs de la biogenèse de miARN oncogènes]
[Lectines et glyco-stratégie des pathogènes pulmonaires : de la glycobiologie structurale au concept de glycomimétiques pathobloqueurs]
[Modeler l’architecture 3D des [2.2]paracyclophanes : de la fonctionnalisation sélective à la conception de luminophores fonctionnels]
[Expansion de l’espace chimique hétérocyclique via la réactivité des N-allénamides]
[Comparaison de la réactivité des cyclopropanes donneur–accepteur en phase solide et en solution]
[Couplages électrophiles croisés catalysés au cobalt : de l’électrosynthèse à la chimie conventionnelle]
[Carbamoylation d’arènes électro-induite optimisée par un modèle d’apprentissage]
[α-Allylation métallo-catalysée et énantiosélective de nitriles]
[Cycloadditions sous haute pression : désaromatisation des aromatiques électro-appauvris]
[Dérivés phosphorescent chiraux issus de l’ingénierie moléculaire entre ligands hélicoïdaux de type N,N et centres métalliques de rhénium(I)]
[De la déprotométallation des cétones ferrocéniques aux structures ferrocènes condensées]
[Optimisation de l’activité et de la sélectivité de systèmes bimétalliques à base de cuivre supportés sur TiO2 pour la réduction photocatalytique du CO2 en phase gazeuse]

